Les 40 ans

Durant toute l'année 2018, ESCadrille Toulouse Junior Conseil fête ses 40 ans.




Les 40 ans d'ESCadrille Toulouse Junior Conseil


François Bonvalet, Directeur Général de Toulouse Business School, à la soirée de célébration des 40 ans d’ESCadrille

François Bonvalet, Directeur Général de Toulouse Business School, à la soirée de célébration des 40 ans d’ESCadrille




Portrait d'Alumni : Thomas Cardenas


Thomas Cardenas, alumni d'ESCadrille
Thomas Cardenas

Premier homme interviewé, le Président du mandat 2010 d’ESCadrille se confie et nous dépeint les retombées de ses enseignements au quotidien, sur le plan humain comme professionnel.


Quel a été votre parcours professionnel depuis votre diplôme jusqu’à votre poste actuel ?
J’ai commencé par de l’audit et du conseil, principalement chez PWC. J’ai ensuite été sélectionné dans un programme de “haut potentiel” qui permettait de varier les missions. Je suis intervenu chez des clients en Assurance et réassurance dont quelques mois de consulting. Je suis resté 5 ans chez PWC, à la suite de quoi, spécialisé dans l’assurance, j’ai rejoint Crédit Agricole Assurances (PREDICA) en qualité de responsable du pilotage solvabilité II. Aujourd’hui, j’ai rejoint Humanis, un groupe de protection sociale Leader sur ce marché en qualité de responsable d’un pôle œuvrant sur les placements (comptabilité, middle - office).


De quel mandat avez-vous fait partie et quel était votre poste ?
J’ai fait partie du mandat 2010, et j’en étais le Président. Avant quoi, j’étais Vice-Trésorier.


Comment était structurée l’association ? Quels étaient les pôles ? Comment était l’activité (CA) ?
La nouveauté de mon mandat était de donner de nouvelles responsabilités fonctionnelles aux membres via la création de pôles d’activités. J’avais pour ambition de faire en sorte que nos pôles de compétences soient distincts des pôles opérationnels, et c’était d’ailleurs sur ce point que j’avais basé ma stratégie. J’avais donc créé des business units et pris soin de désigner des chefs de projets dédiés à ces derniers pour développer des offres, dans des domaines variés allant de l’Aerospace à celui du Webmarketing. Nous avions d’ailleurs développé un partenariat avec l’ENAC pour la BU Aerospace.
Concernant l’activité, nous étions à l’époque dans une phase de reconquête et notre chiffre d’affaires avait atteint les 140 000 euros. Je me souviens que cette tendance s’était maintenue avec le mandat de Thibault Oulès, dont le CA était supérieur.


Quelle était l’image de la J.E. à l’époque ? Pourquoi vouliez-vous la rejoindre ?
L’image de la J.E. était bonne, nous étions dans un contexte où elle était bien vue, ce qui était presque un renouveau : bien vue par l’administration d’une part, et par les autres associations d’autre part. Nous étions par exemple bien insérés auprès de la Fédération des Associations : plutôt bons élèves sur les diverses réunions qu’elle organisait, nous participions volontiers aux fonds généraux sans demander grand-chose, et une certaine considération réciproque s’était installée.
En passant mes oraux à TBS, j’avais déjà avancé le fait que rejoindre la J.E. m’intéressait énormément. Au départ, c’était plutôt une posture, mais par cohérence, je m’étais renseigné davantage sur le fonctionnement d’ESCadrille et avais beaucoup aimé l’idée de développer de nombreuses compétences en intégrant une association. Ces compétences sont d’ailleurs en réalité transverses à toutes les associations, notamment celles de management : je trouve très intéressant de réussir à embarquer les gens dans une stratégie commune, ce qui est aussi valable lorsqu’on s’engage dans une campagne associative ! Je m’étais aussi particulièrement bien entendu avec le Président de l’époque, puisque les entretiens n’étaient pas aussi formels qu’aujourd’hui (changement pour le meilleur et que j’en suis très fier !).


Qu’est-ce que vous avez adoré et détesté chez ESCadrille ?
Je n’ai absolument rien détesté à ESCadrille ! Ce qui était peut-être un peu difficile était qu’en tant que Président, il fallait énormément s’investir et que la scolarité en pâtissait quelque peu. Suivant un double-diplôme DSCG, j’ai réussi à tout valider en temps et en heure, mais parfois avec peine : je passais en effet énormément de temps au local, les trois-quarts de la journée pour faire simple, et j’allais accessoirement en cours…
Qu’est-ce que j’ai adoré ? J’ai tout adoré ! Le fait d’évoluer avec des personnes qui deviennent rapidement de bons amis, de construire une association et d’avoir des projets novateurs comme les Business units, qui nous tenaient à cœur et que nous avons réussi à déployer, ou encore le partenariat avec l’ENAC qui était très intéressant.
J’ai aussi beaucoup aimé le caractère opérationnel des missions de la J.E., mais aussi les relations avec les clients dont je garde des souvenirs géniaux.


Quels sont vos meilleurs et pires souvenirs / anecdotes ?
Il n’y a pas de honte à avoir : quand on est en Junior-Entreprise, c’est exactement pareil que lorsqu’on est chez PWC ou ailleurs : on arrive parfois avec peu de connaissances dans un domaine, et on parvient quand même, à force de travail et d’intelligence « pratique », à monter des rapports et faire des choses intéressantes. Je me souviens d’une étude menée avec l’ISAE Supaéro pour Thalès, confidentielle à l’époque, dont l’idée était de réfléchir, sur les plans ingénieur et commercial, aux usages qu’on pourrait faire d’un satellite personnel s’il valait 40 millions d’euros et que l’on pouvait le vendre à n’importe quel individu. L’étude avait été assez bien vendue et nous en étions particulièrement fiers. Huit ans après, je me souviens encore de l’ambiance des soutenances, des ateliers de travail, de la visite par Thalès des salles blanches où les satellites étaient préparés… Que de beaux souvenirs !
J’ai quelques anecdotes en tête, mais je ne vais pas toutes les citer… (rires) Plus sérieusement, en milieu d’année, j’avais fait rentrer une bonne connaissance à moi au sein de la J.E. Pour se rendre utile, il avait entre autres pour mission de refondre notre process d’achat. Il avait donc changé de fournisseur pour le tout-venant, et avait profité d’une offre sur du papier toilettes : je crois que nous en avions pour 10 ans. Le stock était tellement important qu’il ne tenait même pas dans les étagères réservées aux toilettes… Je me souviens encore, et je pense que c’est le cas de tous les membres de mon mandat, du jour d’arrivage de tout ce papier et de nos interrogations sur ce qu’on allait bien pouvoir en faire, même si lui défendait bec et ongles que ça avait été une opération très intelligente ! (Rires)


Qu’avez-vous tiré de votre expérience à ESCadrille ? Cela a-t- il guidé vos choix de carrière ?
J’en ai tiré énormément de choses, et je m’en rends encore compte aujourd’hui. Je dois à la J.E. un certain pragmatisme : je pense que lorsque l’on apprend à faire des missions, on apprend à se confronter à de nouveaux secteurs que l’on ne connait pas à la base, comme tout consultant à qui on pose une question dont il ne connait pas la réponse avant de s’être mis au travail ; ce qui est très formateur.
Grâce à cette expérience, j’ai acquis plus rapidement une certaine maturité puisque j’avais eu la chance d’être confronté à cette problématique qu’est la compréhension d’un besoin client, la transformation en offre et l’accompagnement de tout ce processus. Dans ma carrière d’audit, cela m’a permis d’être aussi bon auditeur que consultant, voire même meilleur consultant.
Encore aujourd’hui, c’est ce qu’il faut véhiculer auprès des jeunes générations comme vous ! Il faut être assez fier de ce que l’on fait dans ce genre de structure, puisqu’on a l’impression de partir à l’aventure, mais que c’est en fait le cas pour tous les cabinets de consulting, professionnels ou étudiants.
En J.E., on bénéficie d’une expérience extrêmement enrichissante, qui l’est même plus que dans un cabinet professionnel où l’on arrive Junior 1 parmi tous les Juniors 1, ce qui m’avait personnellement interpellé à mes débuts. Je me sentais en effet plus challengé quand j’étais en J.E.
C’est donc une expérience qui est loin d’être anodine puisqu’elle peut s’avérer être aussi voire plus structurante qu’une première expérience d’entreprise.


Avez-vous des conseils pour nous, nouvelles recrues ?
Il faut continuer à faire perdurer cet esprit d’entreprise présent au sein de la J.E., c’est-à-dire continuer à agir avec sérieux et responsabilité sans surjouer ce côté entreprise et n’en prendre que le meilleur, i.e. une certaine rigueur et approche dans les mécanismes et processus, parce que je pense que c’est très utile dans la suite d’une carrière.
Continuez donc à travailler comme vous le faites ; ce qui s’est d’ailleurs bien vu lors de vos 40 ans ! Bravo à votre équipe d’avoir mené cet événement d’une main de maître.
Profiter donc de cette expérience pour vous construire, pour apprendre et même faire des erreurs, puisqu’elle vous marquera pour le reste de votre vie et pas seulement de votre carrière. Il s’agit d’une expérience humaine avant tout, d’un petit laboratoire d’expérimentation pour des jeunes gens qui sont certainement amenés à avoir une belle carrière et qui essayent des choses, se jaugent dans le management ou encore la relation client.


Portrait d'Alumni : Audrey Malaizé


Audrey Malaizé, alumni d'ESCadrille
Audrey Malaizé

La Secrétaire Générale du mandat 2000 d’ESCadrille prend à-travers ce portrait la parole et nous fait part de ses nombreux souvenirs au sein de la Junior-Entreprise. Son témoignage nous rappelle que 18 ans après et même si ESCadrille a bien changé, une expérience de Junior-Entrepreneur marque une vie.


Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Audrey Malaizé, Secrétaire Générale d’ESCadrille Toulouse Junior Conseil du mandat 2000 de Xavier OBERT.
Je sors donc de la promotion 2000 de Toulouse Business School, anciennement ESC Toulouse. Après l’obtention de mon diplôme, j’ai été contrôleur de gestion pendant 4 ans, et contrôleur financier pendant 3 ans dans la parfumerie. Puis, j’ai, pendant 5 ans, occupé le poste de directeur financier dans la lingerie. J’ai ensuite été directeur administratif et financier dans une boîte d’e-commerce. Enfin, depuis un an et demi j’ai monté mon propre cabinet de CFO Part Time et propose des prestations de direction financière externalisée à des entreprises.


Quelle était l’image de la J.E. à l’époque ? Pourquoi vouliez-vous la rejoindre ?
À l’époque, j’ai choisi d’entrer à ESCadrille car, bien que très sportive, le BDS ne m’intéressait pas particulièrement, ni même le BDE. J’ai préféré rejoindre une association où j’allais pouvoir développer de nombreux skills en business et finance, et ce malgré la réputation que pouvait avoir la J.E. : on était un peu vu comme ceux qui travaillaient beaucoup à côté des cours à l’école. Et effectivement, avec Transaction (l’ancienne Junior Investment Management TBS), on était vraiment vu comme des “polards”, autrement dit des intellos. Même si eux étaient de supers “polards” (rire) !
Enfin, c’est aussi et surtout pour la bande d’amis que je m’étais faite que j’avais choisi d’intégrer la J.E., puisqu’avant on listait.


Comment était structurée l’association ? Quels étaient les pôles ? Comment était l’activité (CA) ?
Je suppose qu’aujourd’hui, la J.E. a dû bien changer ! Avant, celle-ci n’était pas très structurée. On distinguait uniquement le bureau des autres membres et tout le monde touchait un peu à tout. Les membres recherchaient des missions et les réalisaient, ils n’avaient pas de poste attitré ou de missions particulières au sein de la J.E. . Je pense que c’est dû au fait qu’à l’époque, nous n’étions qu’au début d’internet et de la digitalisation. Aujourd’hui, tout est plus simple.
Ensuite, concernant l’activité de la J.E., on réalisait pas mal de petites études mais également quelques grandes missions chaque année. Durant mon mandat, on avait notamment effectué une enquête de satisfaction pour l’aéroport Toulouse Blagnac. À l’époque, c’était bien plus simple, on se baladait simplement avec un badge dans tous les terminaux de l’aéroport pour questionner les voyageurs. Inimaginable aujourd’hui compte tenu des mesures de sécurité !


Qu’est-ce que vous avez adoré et détesté à ESCadrille ?
Ce que j’ai adoré, c’est faire rentrer de nouvelles missions, attirer de nouveaux clients. Mais voir des clients nous solliciter pour leur deuxième ou troisième étude était encore plus satisfaisant ! C’est super de parvenir à fidéliser ses clients. Et puis comment oublier mes amis avec lesquels j’ai travaillé, je suis d’ailleurs toujours en contact aujourd’hui avec plusieurs d’entre eux.
En revanche, j’ai détesté tous ces comptes rendus d’Assemblées Générales à rédiger même si, au fond, je l’avais choisi en me présentant en tant que SecGen (rire).


Quels sont vos meilleurs et pires souvenirs / anecdotes ?
Avant que nous ne déménagions à côté de l’école, dans la résidence étudiante Atale, le local était dans le couloir des asso, près de la cafet. Du coup, le soir, pour décompresser, on organisait des courses de chaises de bureau inter-asso (rire).


Qu’avez-vous tiré de votre expérience à ESCadrille ? Cela a-t-il guidé vos choix de carrière ?
La Junior-Entreprise n’a pas réellement guidé mon choix de carrière puisque, finalement, j’ai fait de la finance. En réalité, c’est plus mon stage de fin de première année qui m’a fait comprendre ce que je voulais réellement faire. Je l’ai fait à la Société des Pétroles Shell au service achat européen où j’ai pu travailler sur de la simplification de procédure d’achat et de procédure comptable. La chef comptable du groupe était d’ailleurs un vrai dragon, tout le monde avait peur de rentrer dans son bureau (rire).
Mais avec moi, elle était super sympa et m’a permis de rencontrer des contrôleurs de gestion, et je me suis dit « Je veux faire ça ! ». C’est donc comme ça qu’au fil des postes je suis devenue DAF.
Toutefois, c’est grâce à l’asso que j’ai appris tout ce qui était plus « corporate » ainsi que tout le côté relation client, car on est un petit peu distant de la clientèle au début dans la finance. Et puis, j’ai également pu me rendre compte de la force d’un groupe d’étudiants qui parvient à gérer un business.


Avez-vous des conseils pour nous, nouvelles recrues ?
Aujourd’hui, c’est tellement dur de faire du chiffre d’affaires, alors si j’avais un conseil, ce serait de ne pas vous mettre trop de barrières. Nous, on s’en est trop mises et je pense qu’on est passé à côté de pas mal de choses à cause de ça.




Portrait d'Alumni : Stéphanie Michel-Girard


Stéphanie Michel-Girard, alumni d'ESCadrille
Stéphanie
Michel-Girard

Responsable marketing au sein d’ESCadrille en 1991, Stéphanie Michel-Girard se souvient à-travers ce portrait de son rôle de Junior-Entrepreneur qui a marqué ses années à TBS.


Quel a été votre parcours professionnel depuis votre diplôme jusqu’à votre poste actuel ?
J’ai acquis 20 ans d’expérience professionnelle au sein de grands groupes internationaux.

Tout d’abord j’ai occupé pendant 6 ans différentes fonctions marketing-ventes dans le groupe PEPSICO pour la marque BN : commerciale, responsable marchandising national puis responsable trade-marketing. Ensuite, les marques sucrées, dont je m’occupais, ont été échangées avec le groupe United biscuits, que j’ai donc rejoint en tant que compte clé national.

J’ai ensuite rejoint le groupe KIMBERLY CLARK (hygiène bébé & adulte), en tant que Category Manager dédiée au groupe Carrefour et intégré dans une business unit. Je suis ensuite passée au Marketing comme Chef de Produit puis chef de groupe sur l’hygiène bébé.

J’ai, dans un même temps, suivi une formation continue à l’Institut Français de la Mode avec l’envie de changer de secteur. Ce projet n’a finalement pas abouti : il est toujours difficile en France de, transposer ses compétences dans un tout autre secteur

Une expérience chez Smartbox, comme directrice commerciale, m’a permis de découvrir le fonctionnement d’une start up et de contribuer à sa forte croissance. Enfin, je suis revenue à mes premières amours - l’agro-alimentaire- en rejoignant Kellogg’s en tant que Directrice du Category Management également intégrée à une équipe européenne.

Cette fonction fut un tremplin pour une création de poste sur mesure et unique dans le groupe : Directrice de la Business Unit Snacks gérant tel un DG, à la fois Marketing et Ventes en lien avec la finance et la logistique. J’ai alors géré l’intégration de la marque Pringles pour la France.

En parallèle, je suivais des études de feng shui adapté à l’environnement de travail et ai été responsable du groupe de travail « Environnement de travail et bien-être au travail » lors du déménagement des bureaux de Kellogg’s France. C’est cette expérience qui m’a définitivement convaincue de poursuivre mon rêve en reprenant des études de reconversion en architecture d’intérieur/design d’espaces à l’École Boulle. En 2014, je crée ma société : WOM Design (contraction de Work & Home). J’accompagne aujourd’hui particuliers et professionnels dans la restructuration, la rénovation, l’aménagement et la décoration de leurs espaces de vie et travail.


De quel mandat avez-vous fait partie & qui était votre Président ?
Je faisais partie du mandat 1991-1992 et François Therin en était le Président.


Quel était votre poste ?
J’étais responsable marketing au sein de ce mandat.


Quelle était l’image de la J.E. à l’époque ? Pourquoi vouliez-vous la rejoindre ?
La J.E. venait d’entamer une démarche visant à accroître sa notoriété et crédibilité. Ma motivation pour rejoindre la J.E. venait principalement de l’expérience professionnelle qu’elle pourrait m’amener. J’avais envie de mettre à profit ce qu’on apprenait au monde de l’entreprise.


Qu’avez-vous tiré de votre expérience à ESCadrille ? Cela a-t-il guidé vos choix de carrière ?
J’étais tentée par une carrière marketing mais ai souhaité débuter par une expérience opérationnelle de terrain. Cette double compétence, pas très courante à l’époque, a toujours été considérée comme un vrai plus par les recruteurs et les entreprises ; elle a été clé dans ma progression professionnelle et d’une forte valeur ajoutée.


Avez-vous des conseils pour nous, nouvelles recrues ?
Mes conseils seraient de 2 ordres : 1/ construire son réseau dès le début de sa carrière 2/ toujours suivre ses passions et oser.


Quels sont vos meilleurs & pires souvenirs / anecdotes ?
La course pour les élections a vraiment été une période excitante, drôle et épuisante !




Portrait d'Alumni : Audrey Courant


Audrey Courant, alumni d'ESCadrille
Audrey Courant

Il y a 17 ans, Audrey Courant intégrait ESCadrille. Depuis, la Junior-Entreprise de Toulouse Business School a bien changé, et cette ancienne Présidente revient sur son expérience à l'occasion du 40e anniversaire d'ESCadrille.


Tout d’abord, quel a été votre parcours professionnel depuis votre diplôme jusqu’à votre poste actuel ?
J’ai commencé par un stage de fin d’études de 6 mois en marketing au siège de Renault. Suite à ce dernier et une fois diplômée, je suis partie en VIE (Volontariat International en Entreprise) pendant 18 mois dans une filiale de Renault nommée « Auto Châssis International » à Détroit aux Etats-Unis. Voulant rester aux Etats-Unis plus longtemps, j’ai ensuite cherché un contrat local qui m’a finalement amenée dans le Groupe où je travaille encore aujourd’hui : Ducker Worldwide. Cela fait maintenant plus de 10 ans que je suis dans ce cabinet de conseil en marketing. J’ai commencé en tant qu’analyste de marché puis j’ai souhaité rentrer en France en 2008 et je suis aujourd’hui au poste de « Principal » ou « Directrice Générale Adjointe » à Paris.


Revenons maintenant sur vos années à ESCadrille, de quel mandat avez-vous fait partie ? Et quel était votre poste ?
J’étais présidente du mandat 2002.


Et comment était structurée l’association à l’époque ?
À l’époque, les processus étaient un peu moins carrés (rires) : les étudiants qui voulaient intégrer le bureau passaient tout de même un certain temps avec les membres de l’année supérieure afin qu’ils les forment, mais la sélection se faisait finalement surtout au-travers d’un vote interne à notre année. Il me semble qu’aujourd’hui la J.E. a beaucoup évolué et cela fait plaisir à voir.


Vous souvenez-vous de l’image de la J.E. à l’époque ? Pourquoi vouliez-vous la rejoindre ?
Oui tout à fait ! C’était l’association sérieuse, pour ceux qui voulaient une vraie expérience professionnelle. Pour les autres élèves de l’école, ses membres ne faisaient jamais la fête, bien que ce ne fût en réalité pas le cas (rires). Mais je pense que cela doit encore être vrai aujourd’hui. C’est notamment son côté professionnalisant et l’envie d’être en contact avec des clients qui m’ont poussée à postuler à la J.E.


Sur un plan plus personnel, qu’est-ce que vous avez adoré et détesté à ESCadrille ?
J’ai adoré l’équipe, le travail de groupe, même quand il y avait des difficultés (rires). Je garde en revanche un souvenir mitigé des longues heures passées à trier les dossiers en vue des audits de la CNJE. A l’époque tout n’était peut-être pas aussi réorganisé et structuré qu'aujourd'hui et cela était source de beaucoup de stress. Mon meilleur souvenir restera vraiment l'ambiance d'équipe solidaire, et les fous rires de l'élaboration des teasers de la J.E. où nous nous mettions dans des situations improbables afin de donner un effet « décalé » à nos vidéos pour l'école. Mon pire souvenir est un souvenir lié à une étude : on menait des entretiens en face-à-face pour l’aéroport de Blagnac, sur place puis on reportait nos données sur l’ordinateur de la J.E. Mais on a malencontreusement tout supprimé à cause d’une mauvaise manipulation, ce qui nous a coûté un week-end complet de travail pour réenregistrer toutes les données papier.


Qu’avez-vous tiré de votre expérience à ESCadrille ? Cela a-t-il guidé vos choix de carrière ?
Ce qui est assez drôle c’est qu’à l’époque, même si la JE me plaisait beaucoup, je n’avais pas pour but de travailler dans le conseil. Pourtant, c’est exactement ce que je fais aujourd’hui (rires) ! Je pense que finalement, inconsciemment, la J.E. a dû guider mes choix de carrière. Ce qui me plait dans le conseil, c’est la pluralité et la diversité des projets, mais aussi le contact avec des profils de clients variés. J'apprécie la variété des sujets traités dans le conseil et leur aspect stratégique. Le conseil était pour moi la voie idéale.


Enfin, avez-vous des conseils pour nous, nouvelles recrues ?
Mon conseil est de rester extrêmement ouvert à toutes les occasions qui se présentent à vous. Une carrière se construit sur des rencontres et des opportunités, un stage en entraîne un autre, puis on s’installe dans une entreprise qui nous plaît, et, sans totalement le réaliser, notre carrière est lancée. Je pense aussi que la dimension internationale de ses expériences est très importante : il ne faut pas hésiter à partir travailler à l’étranger. Cela permet d’acquérir de nouvelles compétences, de découvrir une nouvelle culture et surtout de prendre du recul tout en développant son esprit critique.

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